Je viens de lire un article d’une blogueuse qui se posait la question Suis-je une « bonne » féministe ?

Dans le fond, je comprends ce qu’elle veut dire, et il lui est souhaitable qu’elle « ouvre sa gueule en 2017 ». Mais en réalité, il ne s’agit pas de se demander si nous sommes de « bonnes » féministes, si nous pouvons être capables de défendre nos points de vue, d’apporter des contre-arguments, de se lancer dans des débats hostiles et ne pas se laisser impressionner par les dires d’autrui. Le féminisme ne devrait pas être un porte-étendard. Le féminisme doit être notre manière de penser et de vivre au quotidien.

Tout commencerait par la plus tendre enfance ; loin de moi l’idée d’annihiler les genres ; mais faire comprendre aux fillettes qu’elles ont la capacité de tout faire : taper dans un ballon, aimer les dinosaures, piloter des petits bolides, tout comme prendre soin d’un poupon, jouer à la dînette, coiffer sa poupée,… Et ce message est à faire passer aux garçons aussi.

extrait catalogue des magasins U en 2013

 

« Être sur un pied d’égalité sociétale »

On peut assumer ses différences génétiques tout en étant sur un pied d’égalité sociétale. Arrêtons de faire passer les filles après les garçons : « C’est une telle fierté d’avoir un fils ! ». La prétention des mères de mâles est très bien décrite dans le sketch de Florence Foresti (« Les mamans calmes »). Alors, arrêtez Mesdames. Ce n’est pas rendre service aux générations futures, et encore moins actuelles.

Une fille est tout aussi capable de pourvoir à des postes à haute responsabilité, à des postes dits d’hommes avec beaucoup de muscles (nous ne sommes pas que de frêles et fragiles personnes !). Commençons par croire en nous, et les autres suivront. Nous vivons au 21è siècle, il serait peut-être temps de s’affranchir réellement de ce carcan patriarcal et infantilisant dans lequel nous sommes depuis des siècles et des siècles… « amen ».

Changeons notre regard sur nous-mêmes, relevons toute phrase sexiste ordinaire qui, à force, ne heurte même plus nos oreilles. Elles devraient saigner à chaque fois, notre sang devrait bouillir dès qu’on nous traite comme « une femme ».

Par pitié, plus de jugement entre nous, les femmes. Indulgence, bienveillance et solidarité, voilà qui devrait faire mieux tourner notre monde.

Il n’y a pas besoin de longs discours, de grands débats. Il y a juste besoin d’avoir conscience de qui nous sommes réellement ; de l’accepter et de le faire rayonner. Arrêtons de demander la permission d’exister, vivons !

Au final, il ne devrait plus y avoir de féminisme, il ne devrait y avoir que des femmes. Et ceux qui ne les respectent pas, alors ce sont eux que nous étiquetterons. Et nous nous dresserons face à eux rien que par notre liberté d’exister. Eux, les sexistes.

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